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Conférence : Femmes en Révolutions de l’Algérie au Soudan

  • 17 rue de la Sorbonne 75005 France (map)

En décembre 2010, des manifestations éclatent dans la ville tunisienne de Sidi Bouzid pour dénoncer le chômage, la corruption et réclamer la dignité. Les foules égyptiennes se réunissent alors quelque temps plus tard sur l’emblématique place Tahrir contre la dictature de Moubarak. C’est alors les débuts de ce qui sera surnommé “les Printemps Arabe”, déstabilisant plus d’un régime autoritaire du Maroc à la Syrie. En décembre 2018 et février 2019, c’est au tour des Soudanais.es et Algériens.ennes de respectivement prendre massivement les rues pour réclamer un gouvernement civil et le respect des droits humains. 

Si ces soulèvements populaires n’ont pas toujours permis la chute de dictature, ils ont néanmoins profondément marqué les imaginaires collectifs de la région, et continuent d’animer les espoirs d’un lendemain meilleur. Depuis quelques semaines d’ailleurs, des milliers de manifestant.e.s descendent dans les rues des grandes villes égyptiennes pour dénoncer la corruption et exiger le départ d’Al-Sissi, et plus récemment encore, ce sont les citoyen.ne.s irakien.ne.s qui revendiquent leurs droits à Bagdad.

Au rythme des slogans révolutionnaires réclamant la chute des régimes oppressifs, les femmes ont joué un rôle clef dans ces révolutions, par leur courage d’abord, en bravant par exemple les interdictions de manifestation, comme en Libye le 15 février 2011, ou par leur créativité, grâce à leurs pamphlets et oeuvres d’art qui ont animées et fédérées les foules dans les rues et sur la toile. Cette conférence se propose ainsi de mettre en lumière les rôles des femmes dans les révoltes populaires de cette décennie, à travers les cas de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Egypte et du Soudan. L’approche comparative permettant de souligner les similitudes comme les différences entre les engagements des femmes de ces quatre pays, entre autres, est essentielle pour créer des ponts révolutionnaires sorores !

Pour aborder cette thématique plus que d’actualité, nous avons l’honneur d’accueillir :

  • Feriel Lalami, politologue et docteure en sociologie, elle est l'auteure du livre “Les Algériennes contre le code de la famille”, et de nombreuses publications, notamment “Les luttes des femmes arabes contre le patriarcat, les pouvoirs tyranniques, l’islamisme, le colonialisme et le néocolonialisme”. 

  • Lydia Nat Buzid, étudiante en langue française à l’université Alger 2 à Bouzaréah, l’un des hauts lieux de la contestation contre le cinquième mandat de Bouteflika. Activiste, elle vit dans la ville nouvelle de Sidi Abdellah, dans la banlieue sud-ouest d’Alger.

  • Iman Siddig, docteure en socio-linguistique et installée à Paris depuis quelques années. Elle entreprend notamment une étude des slogans de la révolution soudanaise et de la place et du rôle des femmes dans ces productions.

  • Shahinaz Abdel Salam, blogueuse et activiste égyptienne, elle fait partie des pionnières du mouvement de contestation égyptien sur la Toile "Kefaya" (ça suffit), ayant contribué à la chute de Hosni Moubarak en février 2011. Elle dénonce à travers son blog les dérives du pouvoir et a écrit, en 2011, l’ouvrage "Egypte, les débuts de la liberté".

  • Nadia Chaaban, femme politique et militante associative tunisienne. Enseignante dans un institut supérieur français, elle retourne en Tunisie pour se lancer en politique après la chute de Ben Ali. Lors de l'élection de l'assemblée constituante du 23 octobre 2011, elle est élue dans la circonscription France 1 pour le compte du Pôle démocratique moderniste avant d'intégrer la Voie démocratique et sociale. 


INFOS PRATIQUES : 

Quand : Mercredi 23 octobre de 19h15 à 22h 
: Au 17 rue de la Sorbonne, 75005 au sein de l’amphi Descarte, en Sorbonne
Accès : Saint Michel (ligne 4), Luxembourg (RER B) 

Entrée libre et gratuite 

Inscription obligatoire pour les personnes externes à Paris 1 ici :