Les violences faites aux femmes : un problème qui demeure d'actualité

Avant-propos

Les 16 jours contre les violences faites aux femmes qui se déroulent entre le 25 novembre et le 10 décembre de chaque année permettent de rappeler l'omniprésence des violences faites à l’encontre des femmes. Ces violences n’épargnent aucun pays, pas même les plus développés. Elles peuvent prendre différentes formes (violence économique, physique, sexuelle, politique, psychologique, symboliques...). En dépit de la volonté de sensibilisation accrue, les violences faites aux femmes restent un fléau affectant toutes les classes sociales, toutes les cultures et toutes les tranches d’âge.

Le combat féministe pour l'égalité des hommes et des femmes, en droit et en fait, est donc toujours d'actualité en cette année 2015, et ce combat doit être mené par les femmes mais également par les hommes.

Cette lutte est donc l’un des enjeux majeurs de notre époque.

Des manifestantes égyptiennes, source : Human Rights Watch 

 

Bilan sur la persistance des violences faites aux femmes dans nos sociétés contemporaines

Ce bilan ne se veut en aucun cas exhaustif, il a simplement pour objet de décrire certaines violences constatées et récurrentes à l’encontre des femmes de par le monde.
 

La violence conjugale

Les violences au sein du couple persistent dans toutes les sociétés, on sait qu’en 2012 une femme tuée sur deux l’a été par son conjoint ou un des membres de sa famille. En France une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. En Argentine, le phénomène du féminicide est extrêmement représentatif de cette violence systématique à l’encontre des femmes. Chiara Paez, une jeune fille de 14 ans et enceinte a été assassinée le 10 mai 2015 puis enterrée dans le jardin de la maison des grands parents de son ex-petit ami, alors âgé de 16 ans (Manuel M.G.). 
 

Les violences sexuelles

Le viol

Une des principales violences sexuelles dont les femmes sont victimes est le viol, un rapport sexuel imposé à quelqu'un par la violence, obtenu par la contrainte, qui constitue pénalement un crime . Contrairement aux idées préconçues, 75% des viols sont commis par une connaissance. Malgré ces chiffres attérants, seulement 52 pays dans le monde criminalisent le viol au sein du couple. Le viol est par ailleurs utilisé de manière massive et systématique dans les conflits armés comme au Rwanda où on estime à un demi million le nombre de femmes violées pendant le génocide ou comme on a pu le voir plus récemment avec la "théologie du viol" mise en place par l’Etat Islamique à l’encontre des Yezidis.

Mais ce qu'il est important de souligner c'est la globalité de ce phénomène. Dans toutes les sociétés et pays, même au sein desquels le viol est criminalisé, les femmes ayant  subit des viols ou tentatives de viol restent extrêmement nombreuses.

En France c’est 84.000 femmes âgées de 18 à 75 ans qui sont violées ou victimes de tentatives de viol chaque années. Dans 90% des cas les femmes connaissent leur agresseur et seulement une femme sur dix déclare avoir déposé plainte. Aux États-Unis c’est une étudiante sur quatre est victime de viols ou tentative de viols pendant ses quatre années à l’Université.
Les violences physiques et sexuelles représentent dès lors une véritable menace pour toutes les femmes à travers le monde. Une femme sur 3 est battue par son mari, victime de viol ou autres violences sexuelles au cours de sa vie. Selon les données de la Banque Mondiale, “ le viol et la violence conjugale représentent pour une femme âgée de 15 à 44 ans un risque plus grand que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis”.

La campagne "la honte doit changer de camp" crée par Osez le féminisme, Collectif féministe contre le viol et Mix-cité 

 

L’esclavage sexuel

Mais les violences sexuelles ne peuvent se réduire simplement au viol. 
Le phénomène mondial de l’esclavage sexuel en est une autre forme. On appelle « traite sexuelle » le recrutement, le transport, le transfert, l'hébergement ou l'accueil de personnes par la force, la menace ou d’autres formes de contraintes à des fins d'exploitations sexuelles. Selon l’ONU, 79 % des cas identifiés de traités d’êtres humains impliquent une exploitation sexuelle et la majorité des victimes sont des femmes et des enfants, ce qui représente près de 10 millions de personnes.
La prostitution forcée est une sorte d’esclavage sexuel qui est extrêmement développé, notamment en Asie et en Amérique Latine (Mexique) mais le mariage forcé en est une autre dont nous devons impérativement faire mention ici.  

Le mariage forcé c’est le fait de marier une personne contre sa volonté et dans un intérêt économique ou d’alliance familiale. La femme ou fillette concernée appartient alors à la personne l’ayant acheté à ses parents, il possède un droit de propriété sur elle, ce qui est, par définition, de l’esclavage. Cette personne est ensuite à la merci de tous les désirs et volontés sexuels de son maître.

Campagne de sensibilisation de l'ONG Too Young to Wed 


 

Les Mutilations Génitales Féminines

Les Mutilations génitales féminines (communément appelées “Excisions”) font partie d’un autre type de violence sexuelle subie par des millions de femme à travers le monde.
Les MGF se définissent comme toutes les procédures qui consistent à amputer en partie ou en totalité les organes féminins externes, ou à blesser les organes génitaux féminins pour des raisons autres que médicales.

Source : Excision Parlons-en ! 

Il existe trois types de Mutilations Génitales féminines :  

  • La clitoridectomie : ablation partielle ou totale du clitoris.
  • L’excision : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans ablation des grandes lèvres.

  • L’infibulation : rétrécissement de l’orifice vaginal par ablation et accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans ablation du clitoris.

Les MGF, qui ne sont nullement imposées ni conseillées par la religions malgré les arguments avancés par certains de ses défenseurs, sont une coutume qui touche chaque années 3 millions de filles. 140 millions de femmes dans le monde l’ont déjà vécu. 91% des égyptiennes sont excisées ce qui représente 27,2 millions de femmes. En Somalie 98% des fillettes et femmes endurent ces MGF et 63% d’entre elles ne subissent pas seulement l’excision mais l’infibulation.

 

Violences économiques et dépendance

Ne pas dépendre d’autrui, c’est ne pas subir

Gisèle Halimi, avocate et militante féministe ayant notamment crée l’association La Cause des femmes avec Simone de Beauvoir, affirmait en 2005 que l’enjeu essentiel pour la cause des femmes à notre époque était « l’indépendance économique » car « la malédiction à conjurer pour les femmes c’est la dépendance économique. »
Elle établit alors une corrélation entre situation d’indépendance financière et rapport à la violence, l’indépendance financière est un gage de liberté. Ne pas dépendre d’autrui c’est ne pas subir : « Le terrain de l’indépendance économique, c’est le travail et c’est l’autonomie qui permettent de refuser justement les violences ». Mais cette question de l’indépendance économique nous conduit à nous interroger quant à l’état des inégalités économiques qui persistent entre hommes et femmes.

Le Plafond de verre ou la matérialisation de l’inégalité dans le monde professionnel

Un des phénomènes de société les plus révélateurs de la persistance de l’inégalité dans le monde de travail entre hommes et femmes est le Plafond de verre. Ce phénomène est applicable à tout emploi où une évolution de carrière est envisageable. La revue Sciences Humaines en propose une définition claire « Le plafond de verre ( glass ceiling ) est une expression apparue aux États-Unis à la fin des années 1970 pour désigner l’ensemble des obstacles que rencontrent les femmes pour accéder à des postes élevés dans les hiérarchies professionnelles. » Des luttes ont été engagées par le ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes qui à l’époque de Najat Vallaud Belckacem, s’engageait à inciter le gouvernement à mettre en place un plan d’action volontariste notamment dans la fonction publique Ainsi à la fin du mois d’août 2013, les femmes représentaient 31 % des primo-nominations de cadres dirigeants depuis le 1er janvier 2013, soit un taux supérieur au taux de 24 % constaté en 2012.

Des violences symboliques invisible mais tout aussi dangereuses

Les grandes avancées législatives concernant le droit des femmes dans les années 70, ont amené à penser que la parité aujourd’hui est effective, que la femme est libre alors que partout en France dans tous les domaines de la société,  le travail, la famille, la sexualité, les codes vestimentaires, la représentation politique, médiatique et artistique,  la femme reste amenuisée, abêtie, et subit le poids de fantasmes et clichés. La société, et particulièrement la publicité et la télévision, exercent encore une pression et une violence sur les femmes. Ces idées préconstruites concernant les femmes  tentent de nous éduquer sur ce qu’est être une « femme bien », digne qui pourra et qui sera assez « légitime » pour arriver à ses fins.

Campagne de UN Women 

Les femmes sont encore aujourd’hui vues comme des objets malléables au gré des points de vue et exigences. Elles se doivent de trouver un équilibre, un « juste milieu », pour se protéger des violences, en particuliers des agressions sexuelles, des insultes, des licenciements, des humiliations. Nous ne sommes encore une société sexiste qui considère les femmes comme des poupées, des marionnettes contrôlées par certains hommes qui se permettent de donner leurs avis étriqués sur tout ce qui attrait à la condition de la femme, comme nous avons pu le voir avec les nombreux débats des politiciens sur la «taxe tampon». Ce qui montre qu’un groupe d’hommes peut prendre des décisions sur ce qui est nécessaire pour une femme, ce qui est d’autant plus violent que cela montre que la femme n’a toujours pas le droit de disposer librement de son corps.
C’est là que se niche une  violence permanente à l’égard des femmes et qui de façon encore plus dangereuse n’est pas visible aux yeux de toutes et tous.

Des violences politiques persistantes

Afin de contrer les violences faites aux femmes il faudrait qu'elles puissent accéder pleinement à la sphère politique et on observe qu'un des problèmes les plus importants en politique est la sous-représentation voir la quasi invisibilité des femmes. Sur 152 chefs d'états dans le monde, 10 étaient des femmes. En France seulement 26,2% des parlementaires sont des femmes et on ne recense que 14 pays au sein desquels les femmes représentent plus de 40% des parlementaires. L'Arabie Saoudite vit d'ailleurs actuellement un tournant en terme de représentativité des femmes car pour la première fois de son histoire, les femmes entrent ce dimanche 29 novembre en campagne électorale. « C'est l'une des premières étapes pour les droits des femmes», se félicite Sahar Hassan Nasief, une militante pour le droit des femmes de la ville côtière de Jeddah. Les élections municipales du 12 décembre, précédées par 12 jours de campagne, sont les premières ouvertes aux femmes en tant qu’électrices et candidates. Au total, environ 900 Saoudiennes, sur 7000 candidats, se présentent pour un siège dans les 284 conseils municipaux. Cette entrée des femmes en politique est un défi de taille et une immense victoire dans un pays rigoriste où il n’y a aucune femme ministre. Les femmes inscrites sur les listes restent toutefois très minoritaires (130600 femmes soit dix fois moins que les hommes selon les chiffres officiels).

Capture d'écran de la vidéo de Elle "More Women"

 

 

Le droit international en matières de violences faites aux femmes

«La violation des droits de l'homme la plus honteuse se caractérise sans doute par la violence à l'égard des femmes. Elle ne connaît pas de clivages géographiques, culturels ou sociaux. Tant que des actes violents continueront d'être perpétrés, nous ne pourrons prétendre à des progrès pour atteindre l'égalité, le développement et la paix.» Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies

 

La reconnaissance large mais partielle des violences contre les femmes en droit international

Le cadre du droit international est exhaustif. La violence contre les femmes n’est pas seulement une forme de discrimination, c’est aussi une violation des droits fondamentaux des femmes.

La Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes, adoptée en 1993 par l'Assemblée générale des Nations Unies (Résolution 48/104), atteste d'une reconnaissance internationale du fait que la violence à l'égard des femmes constitue une violation des droits de l'homme et une forme de discrimination à l'égard des femmes.
Les Nations Unies définissent la violence à l’égard des femmes  comme “tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvoir causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée.”.

Le Programme d'action adopté à Beijing en 1995, lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes a identifié la violence à l'égard des femmes, comme un des 12 domaines critiques requérant une attention particulière de la part des gouvernements, de la communauté internationale et de la société civile.

Un protocole additionnel à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), adopté par l'Assemblée générale de l'ONU, confère aux femmes qui ont été victimes de violations de leurs droits fondamentaux, y compris de violence fondée sur le sexe, le droit de demander réparation.

Mais alors que l’élimination de la violence à l’encontre des femmes est une priorité stratégique pour l’obtention d’une égalité entre les sexes et des objectifs dans leur ensemble, elle demeure un «  objectif manquant » des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), qui n’ont malheureusement été que peu atteints par les pays. Pourtant cette violence freine les initiatives en matière de réduction de la pauvreté et a des conséquences intergénérationnelles.

En 2011, la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence envers les femmes et la violence familiale a été adoptée comme le deuxième instrument juridiquement contraignant sur la violence à l'égard des femmes.

Le Statut de Rome donne à la violence fondée sur le sexe la reconnaissance la plus large que l’on puisse trouver à ce jour dans le droit pénal international. En effet, l’article 7, 1, g, considère comme un crime contre l’humanité le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, la stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable lorsqu’un tel acte est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile. L’article 8, 2, b, xxii, considère les mêmes délits comme des violations graves du droit applicable aux conflits armés internationaux et, en tant que tels, comme crimes de guerre. Selon le principe de complémentarité énoncé dans le Statut, c’est aux États parties qu’il incombe en premier lieu de traduire en justice les responsables d’acte de génocide, de crime contre l’humanité ou de crime de guerre. Le Préambule du Statut rappelle « qu’il est du devoir de chaque État de soumettre à sa juridiction criminelle les responsables de crimes internationaux ». Certains spécialistes ont ainsi été conduits à affirmer qu’il était essentiel que tous les États parties, ainsi que d’autres États, modifient leur législation existante ou en adoptent une nouvelle pour définir les crimes en accord avec le droit international.

Il y a donc une obligation de légiférer à son encontre qui s’impose aux Etats.
 

L’obligation de légiférer des Etats sur les violences contre les femmes

Le Comité CEDAW (Comité pour l’Elimination de la Discrimination à l’égard des Femmes) dans sa recommandation générale n°19 (1992) a confirmé que « en vertu du droit international en général et des pactes relatifs aux droits de l’homme, les États peuvent être également responsables d’actes privés s’ils n’agissent pas avec la diligence voulue pour prévenir la violation de droits ou pour enquêter sur des actes de violence, les punir et les réparer. ». Il précise aussi que les Etats Parties :

  • Veillent à ce que les lois contre la violence et les mauvais traitements dans la famille, le viol, les sévices sexuels et autres formes de violence fondée sur le sexe assurent à toutes les femmes une protection suffisante, respectent leur intégrité et leur dignité

  • Prennent toutes les mesures juridiques et autres nécessaires pour assurer aux femmes une protection efficace contre la violence fondée sur le sexe, notamment des mesures juridiques efficaces comprenant des sanctions pénales, recours civils et mesures de dédommagement visant à protéger les femmes contre tous les types de violence

Le Comité des Droits de l’Homme a demandé, dans sa Recommandation Générale n°28 (2000) sur l’article 3 (Egalité des droits entre les femmes et les hommes), que les Etats parties « fournissent des informations sur les lois et la pratique nationale en ce qui concerne la violence dans la famille et d’autres types de violence à l’égard des femmes, dont le viol » dans les rapports qu’ils présentent au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Le Comité CEDAW invite les Etats parties à faire en sorte que :

  • La violence à l’encontre des femmes fasse l’objet de poursuites et soit punie;

  • Les femmes victimes de violence disposent de moyens de recours et de protection immédiats;

  • Les agents de l’État, particulièrement ceux qui sont chargés de faire appliquer la loi, le pouvoir judiciaire, le personnel de soins de santé, les travailleurs sociaux et les enseignants, soient parfaitement au courant du droit applicable et soient sensibilisés au contexte social de la violence dont les femmes sont victimes.

Ce comité a donc régulièrement censuré les pays dont la législation n’était pas conforme, tels que la Hongrie (2005), l’Autriche (2007) ou encore le Mexique.

La violence contre les femmes a aussi été abordé sous l’angle de la traite des personnes, à travers le Protocole additionnel dit de Palerme à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, notamment en imposant aux Etats parties de légiférer aux articles 5, 6, 7 et 9.
 

 

Des engagements nécessaire et multiples

La nécessaire implication des hommes

Au-delà de ces constatations, il est important de souligner que la lutte féministe n’est pas uniquement celle des femmes mais qu’elle nécessite au contraire une implication indispensable de la population masculine.

Bien souvent les hommes sont statistiquement les auteurs de ces violences, pourtant certains sont devenus des défenseurs de premier plan des droits des femmes et donc de l’égalité. Certains hommes se sont notamment engagés au péril de leur vie.

Le Docteur Denis Mukwege, aussi connu comme l’homme « qui répare les femmes », gynécologue congolais, a mis sa vie au service des femmes victimes de viols et s’est fait porte parole de leur cause à l’échelle internationale. Il a notamment été la cible d’attaques verbales virulentes mais aussi de tentatives d’atteintes à sa vie.

Dr Mukwege photo du film "L'homme qui répare les femmes"

Il en est de même d’Ali Mohaqiq Nasab, un journaliste afghan, déjà condamné à la prison pour ses prises de position en faveur des femmes de son pays.

Mais ce ne sont pas les seuls. En effet, de nombreux hommes, connus ou anonymes, de par le monde, s’engagent et élèvent leurs voix contre les violences faites aux femmes en dépit des risques liés à une telle prise de position.
 

Des campagnes de sensibilisation comme moyen d’action

En plus des campagnes lancées à l’échelle internationale sous l’égide de l’ONU, telles que HeForShe ou #Orangetheworld, à travers le monde, les actions et campagnes se multiplient afin de sensibiliser et faire évoluer les mentalités.

On pensera notamment aux campagnes des ONG telles que l’association Care dans de nombreux pays dont le but est de sensibiliser les hommes.

Au quotidien, ce sont les campagnes publicitaires qui se veulent choquantes pour faire réagir la société. L’impact des images est en effet plus fort que les mots, d’où la multiplication de court métrages diffusés sur les chaînes nationales et sur internet.

Il en est ainsi du court métrage inspiré de lettres écrites par des compagnons violents à leur victime, ou encore du spot contre le mariage forcé mettant en scène une actrice belge Marie Gillain dans le rôle de la mère forçant sa fille de 11 ans à se marier avec un homme beaucoup plus âgé. Cette campagne n’est pas sans rappeler la campagne « 14 millions de cris » mettant en scène d’autres célébrités.

L’association Elle’s Imagine’nt a aussi lancé une campagne intitulée « Nous vous aidons à trouver les mots », dans laquelle les excuses trouvées par les victimes pour justifier leurs blessures sont citées avec en fond l’image d’une pièce de leur domicile où s’est glissé une main masculine ou un pied – symbole de la violence.

 

Quand la technologie s’engage dans la lutte contre les violences

Il existe plusieurs applications dont le but est de prévenir et protéger les personnes susceptibles d’être victimes de violences telles que celles qui permettront de lancer une alerte à un numéro pré-enregistré, de contacter directement un numéro d’urgence ou encore d’envoyer sa géolocalisation à une personne de son répertoire. En voici quelques exemples :

 

Notre association : aider les survivantes de guerres à reconstruire leur vie.

Dans les pays en guerre le risque de violences contre les femmes est accru, notamment les risques de violences sexuelles, comme en République Démocratique du Congo, au Soudan du Sud ou en Syrie.

En faisant intégrer des femmes à des programmes d’une durée d’un an, notre association mère aide les femmes à faire face à ces violences. Elle permet aux femmes de ne plus être victimes mais actrices du changement. C’est la notion qui se développe, notamment au sein de l’ONU, de “l’empowerment” des femmes à laquelle notre association contribue pleinement, en proposant à ces femmes des outils pour se reconstruire ainsi que leurs familles, et recréer un lien social dans des communautés particulièrement affectées par les conflits.
Tout d’abord elles apprennent leurs droits, ce qui leur permet de se prémunir contre les violences conjugales, les encourage à engager des poursuites judiciaires en cas de viols ou autre type de violences. Elles apprennent aussi leurs droits politiques et devoirs civiques ce qui leur permet de s’impliquer et de s’affirmer dans la vie locale et nationale. Ensuite elles apprennent un métier et peuvent subvenir à leur besoins élémentaires et éviter de se retrouver dans une situation de précarité ou de dépendance économique vis à vis de leur conjoint. Enfin le soutient psychologique apporté à ces femmes leur permet de surpasser les traumatismes entraînés par ces violences. [Pour en savoir plus sur le parrainage de survivantes de guerres c'est ici]

En participants à nos groupes de parrainages, vous pouvez participer à ce grand mouvement pour l’autonomisation des femmes.

Des survivantes de guerres participants au programme de notre association mère en République Démocratique du Congo

 Recherche et ériture : AKKARI Sarah, BELLAMI Victoria, GRANIER Camille, MBO Laura, NUR Abir, PARIS Zoé